Barbarie porte en prénom le titre d’un livre de Mouloudji et d’une chanson de Léo Ferré. Sans doute cela lui confère-t-il ce petit quelque chose d’insoumis qui la plonge très jeune dans un univers quelque peu surréaliste. Sa jeunesse nomade la structure dans une vie d’exils incessants et dans la découverte d'univers et de cultures multiples... Enfant, elle cherche à imiter des sons impossibles, elle chante avec sa famille des chansons d’amis venus d’autres pays.

Elle a nourri son monde musical de moments très divers, passant même par l’engagement mystique et une expérience d’auxiliaire de vie. À 14 ans, elle intègre la Maîtrise de Radio France puis crée le groupe Daviken, avec lequel elle chante dans les rues de Lyon ou d’Avignon. Durant ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, elle bénéficie du précieux talent d’excellents artistes et d’enseignants de renom. Pour son examen final, elle interprète « La Grasse Matinée » de Jacques Prévert : elle y marque sa soif de création, renoue avec sa différence, et signe une rencontre « inoxydable » avec Jacques Prévert.

Après une période classique et baroque, elle prend un nouveau tournant vers l’expression théâtrale en arrivant à Nantes. Henri Mariel (Théâtre de l’Entr'acte) la met en scène dans plusieurs de ses spectacles comme comédienne chanteuse / « les lettres à un jeune poète » de Rainer Maria Rilke, « L’Autre Rivage » et « Jules Loiseau » d’Henri Mariel …
En 2000, elle crée sa première compagnie musicale, Cabarève, et dans le même temps elle explore les différents timbres de sa voix avec Laurent Dinard (compositeur électro-acoustique) ainsi que dans la pratique des chants traditionnels bulgares.
Depuis dix ans, elle interprète à partir de sa propre sensibilité les chansons de Jacques Prévert avec le pianiste Philippe Alaire, une aventure qui a déjà vu l’éclosion de trois spectacles, un album et un DVD.




Depuis 2006, barbarie avec Adeline Guihard initie la compagnie Hop Là.

Tout en continuant la grande aventure de « Barbarie, une femme qui chante Barbara», / un spectacle qui n’est en rien une tentative de plagiat mais au contraire une re-création ,une interprétation personnelle, à partir de choix musicaux novateurs dans les arrangements … Barbarie s'est lancée dans ses propres compositions musicales sur des textes d'auteurs choisis... «Le Temps des Rêves » opus 1 « C’est ma vie que j’embrase !» En trio avec Adeline Guihard (piano et arrangements) et Patrice Sawka, batteur/percussionniste et mélodiciste...

Mis en scène par Marina Tomé, élaboration corporelle avec Christèle Marin, lumières de Eric Joanesse et son de Fabrice Tison et Denis Maillard. Chut ! L’album est en préparation…
En tant que chanteuse interprète, son chemin a croiser celui de Gilles Rhode, qui lui confie le rôle de la Diva dans « Lâcher de violons » et de la Ch’Tite Mère dans « Les Rois Faignants » deux spectacles de la Compagnie Transe-Express. On peut ainsi la voir de par le monde chanter à 40 mètres de haut, en plein ciel, dans des structures géantes fantastiques.
Barbarie chante depuis 2005 avec Cappella Magdalena, voix de 7 femmes.
Plains chants et polyphonies sacrées du XIIème au XVIème siècle.